Le nuage

Dans le ciel blanc irlandais,
Un nuage bleu finlandais,
Voulait sa course arrêter,
Une ou deux heures pour souffler.
Un sirocco de juillet,
Du sahara enveloppait,
De sa chaleur étouffante
Toutes les choses errantes.
Le nuage blanc intrigué,
Par l'étrange soudaineté,
Du thermomètre affolé,
Ne désira plus se reposer.
Le vilain souffle aride,
Qui n'était pas un timide,
Ayant de très loin remarqué,
Cette dentelle éloignée,
A sa poursuite se lança,
Et puis très vite l'enlaça,
De ses grands bras habitués,
A ses conquêtes réchauffer.
Le nuage blanc encerclé,
S'est bien vite mis à pleurer,
Sur une rose étonnée,
De cette fraîcheur allouée.

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